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Un manifeste pour la chamade

Je vais jouer les mamies réactionnaires dans le domaine de l’amour, mais j’assume. Je voudrais parler aujourd’hui de La Chamade, concept noble et pourtant méprisé qui à tendance à disparaître. Voilà mon manifeste pour la chamade. 

La définition première du mot chamade signifie un signal de tambours ou trompettes annonçant qu’on se rend, qu’on se retire du champs de bataille. On vous laisse imaginer ce que cette jolie définition a comme implication quand on s’aventure du coté du sentiment amoureux. Et c’est bien pour ça que notre coeur « bat la chamade », quand un être accapare notre attention.

Mais le dit-on vraiment encore, que notre coeur « bat la chamade »? N’est-ce pas un tantinet désuet? A la place, nous aurions plutôt tendance à dire qu’on est « a fond sur elle ou lui », qu’on est « in love », qu’on l’ « adore », qu’on le/la « kiffe », etc. Est-ce seulement une expression qui disparaît, ou avec elle tout un pan du romantisme français, chéri il y a encore quelques années dans les films, dans les livres et même dans l’imaginaire de certaines marques de luxe.

La Chamade, c’est avant tout un roman de Françoise Sagan paru en 1965 qui raconte l’histoire de Lucile, 25 ans et amante du riche Charles, plus âgé qu’elle. Belle à tomber, légère et oisive, elle tombe amoureuse d’Antoine, du même âge qu’elle, devant lequel sont coeur bat la chamade. Le roman a été adapté en 1968 par Alain Cavalier. Catherine Deneuve y jouait le rôle de Lucile, Michel Piccoli celui de Charles.

Dans l’univers de la parfumerie, les grandes maisons n’hésitent pas à filer les métaphores autour de l’amour, le parfum étant un atout majeur de séduction. Comment passer à coté de la chamade quand on veut qu’une fragrance soit un hymne à l’amour? Justement, Guerlain a crée la Chamade en 1969, un parfum en mémoire de ce moment exceptionnel, une capitulation devant l’amour. Conçu pour les femmes romanesque et audacieuses, il reste un parfum de légende.

Hier, on nous faisait donc croire à la valeur  et à la beauté de cet état, à cette capitulation sentimentale. Aujourd’hui, on les dénie, on se déniaise, et les comédies que l’on nous sert sont beaucoup moins fleur bleue, se veulent plus trash, plus complaisamment détachées de la profondeur de l’amour. Sexfriend est un exemple de la série de comédies romantiques sorties ces dernières années qui semblent élever le sexe comme un rempart contre la souffrance que peut induire le sentiment amoureux.

La chamade  devient presque un concept honteux, signe de faiblesse, de domination. Pourquoi ne pas l’assumer pleinement? Car il n’y a rien de plus beau et de plus excitant que  de se rendre à son bien aimé.

Et YSL créa la femme en smoking

Après l’expo au musée des Arts décoratifs, autre expo sur la mode à voir absolument: La fondation Pierre Bergé –Yves Saint Laurent organise une exposition intitulée Révolution de la Mode visible jusqu’au 17 juillet. L’exposition a trait aux créations du couturier considéré comme ayant pleinement contribué à l’émancipation féminine : Yves Saint laurent.

Il est l’homme qui a permis de révolutionner les vêtements traditionnellement portés par la femme, et au-delà, de lui donner les moyens de son émancipation. Le couturier a depuis sa mort en 2008 suscité nombre d’hommages et de rétrospectives, notamment celle qui s’était déroulée au Grand Palais en 2010 et qui avait attiré plus de 300 000 visiteurs. Devenu figure emblématique de la mode et d’une certaine manière, de la libération de la femme, il continue de nourrir notre imaginaire.

L’exposition de la fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent aborde la légende YSL sous un angle bien particulier. C’est la marque de prêt à porter Saint Laurent Rive Gauche qui est ici décryptée dans un décor reproduisant la première boutique du couturier inaugurée rue de Tournon en septembre 1966. 70 modèles sont présentés au public.

L’objectif de l’exposition et de révéler une part inconnue, celle du créateur de prêt-à-porter. A travers ce qu’on peut désigner comme un acte social et politique, le jeune homme avait eu la volonté de rendre les vêtements luxueux accessibles à toutes les femmes, et non aux plus fortunées. Créer, 5 ans à peine après l’ouverture de la maison de haute couture, une marque de prêt à porter, constitue en soi une  révolution. A l’ouverture, c’est Catherine Deneuve qui avait été désignée pour être la marraine de cette jeune boutique.

Le lancement de du magasin peut sembler faire partie d’une stratégie purement commerciale. Il est en réalité basé sur une réelle préoccupation sociale. YSL était animé par une volonté sincère de soutenir et de valoriser les nouvelles femmes, modernes et charismatiques, loin des stéréotypes traditionnels de la mère de famille à qui on refuse l’accès au marché du travail. C’est la vision d’une femme ambitieuse et se voulant l’égale des hommes que YSL a voulu promouvoir à travers cette boutique.

Il donne l’occasion aux femmes d’assumer leur féminité et leur séduction. Approche que privilégiait  également Chanel quand la marque créait des pantalons féminins, vêtement réservé aux hommes. YSL adapte de son coté le smoking et en fait une parure de pouvoir valable pour les femmes comme pour les hommes.

Une exposition à ne pas manquer donc, pour les amateurs de mode comme pour les féministes.

Catherine Deneuve : unanimité et polémique

Les filles, aujourd’hui parlons star, et pas n’importe laquelle : parlons de la grande, de la belle, de la distinguée et de la talentueuse Catherine Deneuve. Une femme adulée par la presse mais dont l’image pâtit parfois d’une hauteur malvenue.

Je dois avouer que cette étoile du cinéma français m’a toujours fascinée. Elle a enchanté mon enfance et mon adolescence. Ma sœur et moi adorions l’atmosphère surannée des Parapluies de Cherbourg, la joie et l’entrain des Demoiselles de Rochefort, ou encore la poésie de Peau d’âne. Et puis plus tard, je découvrais Tristana, Belle de Jour, ou encore le Dernier Métro. Depuis toujours elle incarne à mes yeux la femme libre, la distinction mystérieuse.

Pourtant, quand j’interroge mon entourage sur cette actrice, les avis sont partagés : « Catherine Deneuve ! Tu plaisantes, elle est d’une froideur ! »,  « Elle n’a pas d’expression, tout est figé par le botox », ou encore « moi elle m’énerve, elle joue tout le temps de la même manière, avec ses mimiques ridicules ». Et BIM ! Et curieusement, d’après mes sondages personnels, cet avis est partagé par un certain nombre de personne.

Quoiqu’il en soit, on ne peut pas nier son coté trendy. Elle est quand même la nana moderne par excellence, que ce soit dans le choix de ses rôles ou de ses réalisateurs. L’année 2011 s’annonce agitée pour cette grande dame avec un rôle dans le nouveau musical de Christophe Honoré (les Bien-Aimés, avec Chiara Mastroianni et Michel Delpech) et dans les Yeux de sa mère, de Thierry Klifa ou elle incarne une mère solitaire et complexe.

Girly, ça ne fait pas l’ombre d’un doute ! Elle a toujours irradié de féminité. C’est le Girly haut-de-gamme, c’est le girly grand couturier, bref, c’est le girly à 8000 dollars, mais c’est du girly quand même et on saluera son bon goût.

Enfin flashy, elle l’est pour sûr : quand elle apparaît quelque part, impossible de ne pas la remarquer ! Botox ou pas botox, hautaine ou pas hautaine, agaçante ou fascinante, saluons un des symbole de la liberté faite femme aujourd’hui !

 

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